Histoire de l’atelier – Horlogerie

Pourquoi j’ai quitté Angers
pour Annecy

On me demande parfois pourquoi j’ai quitté Angers pour venir m’installer près du lac. La réponse tient en un mot : le cadre de vie. Derrière ce mot, il y a une vraie transformation, pas seulement dans mon quotidien, mais dans la façon dont je crée.

Le point de départ

Une vie posée, mais pas la mienne

Angers m’a beaucoup apporté. C’est là que j’ai commencé à travailler le cuir et l’horlogerie en autodidacte, dans un quotidien confortable mais assez plat : le même rythme, les mêmes trajets, un horizon qui ne changeait jamais vraiment. Je n’avais rien à reprocher à cette vie-là. Simplement, je sentais qu’elle ne nourrissait plus ce dont j’avais besoin pour créer.

Le vrai changement

Angers, Annecy : deux cadres, deux créations

Avant, Angers
Un quotidien plat

Confortable, mais sans relief. Le même rythme, les mêmes trajets, un horizon qui ne changeait jamais vraiment.

Aujourd’hui, Annecy
De l’espace pour créer

Le lac, la montagne, un cadre qui change chaque jour. De quoi nourrir vraiment l’imagination, pas seulement le regard.

Le déclencheur

Le lac, la montagne, l’espace pour respirer

Le vrai déclic n’a pas été professionnel, il a été géographique. Cette impression d’avoir de l’espace pour respirer et pour penser autrement, c’est ce qui m’a fait franchir le pas. Je ne cherchais pas seulement un autre décor, je cherchais un endroit où mon esprit pouvait vagabonder plus librement.

Le lien avec l’atelier

La créativité a besoin d’espace

Avant
Créer entre deux trajets
À Angers, les idées venaient surtout à l’établi, dans un cadre qui ne changeait jamais.
Le déclic
Le lac en fin de journée
Une balade au bord de l’eau ou une montée en montagne devient le point de départ d’une idée de cadran ou d’une forme de sac.
Aujourd’hui
Un rythme qui laisse mûrir
Plus de temps à observer, à laisser une idée mûrir avant de la lancer en fabrication, plutôt que de foncer tête baissée.

Questions fréquentes

Ce qu’on me demande souvent

Avec le recul, non. Ce n’était pas un pari risqué, mais la décision la plus logique pour mon travail. Le cadre dans lequel on vit façonne directement ce qu’on crée.
Beaucoup plus que je ne le pensais avant de déménager. Un cadran ne me vient pas toujours à l’établi, il vient parfois en marchant, en regardant la lumière changer sur le lac.

Un atelier construit autour du lac

C’est depuis Annecy que j’ai pu construire l’atelier tel qu’il existe aujourd’hui, entre horlogerie et maroquinerie.

Article rédigé par Yves Bocquel – horloger indépendant, Haute-Savoie

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